6 choses à savoir sur le financement | Himalaya Conseil 2018-10-22T18:11:05+00:00

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6 choses à comprendre pour financer votre entreprise !

Nous intervenons souvent afin d’aider les entrepreneurs  à trouver les meilleures sources de financement pour leur entreprise. Le premier réflexe est souvent d’ouvrir son capital afin d’obtenir une source « peu chère » d’argent.

Quels sont les 6 clés de succès à savoir sur le financement, nous espérons pouvoir répondre à cette question : Est-ce le bon moment pour ouvrir son capital ?

1 – Le capital est votre bien le plus précieux

Il est courant de voir des entrepreneurs offrir des actions à des employés afin de pouvoir réduire leur salaire. Cette tentation à terme se révèle souvent un casse-tête en termes de management, et de contrôle du capital.

Ouvrir le capital entraîne tout d’abord des contraintes :

  • Organisation de réunions d’actionnaires,
  • Une réduction sensible de la liberté d’agir (respect des intérêts des minoritaires,…)
  • Des coûts juridiques lors de l’établissement des conventions et un suivi plus rigoureux du fonctionnement de votre entreprise.

Mais surtout cela a un coût financier souvent oublié. La rémunération du capital n’est évidemment pas une contrainte quand l’entreprise fait peu ou pas de bénéfice. Mais lorsque la firme devient rentable voire très rentable, c’est souvent là que le dirigeant se rencontre de son erreur.

Par exemple, vous avez créé une start-up avec l’aide de deux développeurs full stack qui vous ont permis de créer la place de marché de vos rêves. Pour convaincre vos deux développeurs, vous leur avez promis 10% du capital chacun. En contrepartie, ils ont accepté un salaire inférieur de 30.000$ à la normale.

Après une année de dur labeur, le site est ouvert au public et rencontre le succès.  Moins de 6 mois après le lancement, vous réalisez déjà plus de 1 million de dollars de revenus et un bénéfice de 300.000$.

Vos projections pour l’année suivante sont de 5 millions de revenus et 1 million de bénéfice. Pas mal, n’est-ce pas ?

Pendant ces deux premières années, vous avez accepté de vous payer un salaire de 30.000$. il est temps pour vous de vous verser des dividendes.

C’est à cette étape que vous vous rendez compte qu’en ayant offert des actions à vos développeurs, vous vous contraignez à leur distribuer une partie de vos bénéfices. Pour avoir accepté 30.000$ de réduction de salaire, ils peuvent se retrouver à percevoir 100.000$ de dividendes par an. Pas mal comme rentabilité !

Pire que cela, votre site nécessite d’être internationalisé pour pouvoir conquérir les Etats-Unis. Pour cela, il vous faut 5 millions de financement.

Vous rencontrez des partenaires potentiels qui sont prêts à vous offrir une dette subordonnée convertible en actions. Génial ! La conversion se ferait pour 30% du capital. Vous vous retrouvez alors avec 56% du capital.

En ayant ce dernier deal, les financiers ont valorisé votre société à 15 millions !

Vos deux développeurs peuvent mettre votre photo en bonne place sur leur table de chevet…. Vous venez de leur permettre d’avoir 1million de dollars de valorisation.

En résumé, pour 30.000$ de salaire en moins, chaque développeur va recevoir potentiellement :

  • Des dividendes pour 100.000$ par an
  • Des actions valorisées à 1 million$….

La première chose à comprendre est :  l’ouverture du capital est un acte stratégique et non tactique. Il doit servir à vos ambitions long terme : trouver un partenaire stratégique, un investisseur industriel,….

2- Déterminez vos véritables besoins financiers 

La principale raison pour laquelle les entreprises échouent est leur incapacité à identifier leur véritable besoin financier.

Votre besoin financier doit être fait sur la base d’un plan d’affaires détaillé. Ce plan complet doit identifier où vous êtes aujourd’hui, où vous voulez être demain, quels problèmes peuvent subvenir et comment vous allez les surmonter.

La valeur de cet exercice n’est pas dans votre capacité à additionner des chiffres sur Excel, mais bien dans votre capacité à être critique sur vos hypothèses, la vision de votre marché, et à identifier vos enjeux.

Cet exercice est fastidieux et prend du temps, mais il est indispensable.

Notre expertise dans la rédaction et l’analyse des plans d’affaires nous permet d’avancer que dans 50% des cas, les hypothèses de base sont beaucoup trop optimistes voire irréalistes.

Ce manque de lucidité peut couter cher devant des banquiers ou des investisseurs.

Cet exercice va aussi vous permettre d’identifier la somme nécessaire. L’erreur la plus flagrante que nous rencontrons est de demander trop peu. Partir avec peu d’argent, c’est comme faire la moitié de son plein en partant de Montréal pour se rendre à New York…

Lorsque vous calculez votre besoin en capital, prévoyez toujours que tout prendra deux fois plus de temps et coutera deux fois plus que prévu. Cette saine hypothèse vous permettra de ne pas vous retrouver à cours de liquidité alors que le projet se décale. Figurez vous que votre pire scenario se produit… Il sera impossible alors de trouver le moindre financement complémentaire !

3 – Vous n’êtes pas une ressource gratuite

Votre temps est précieux et a de la valeur ! combien de fois nous voyons des plans d’affaires dans lesquels les fondateurs ne prévoient pas de salaire ? Beaucoup trop !

Mettez-vous à la place du financier qui constate cela. Il pense tout bonnement que vous n’allez pas réussir ! En effet, combien de temps peut-on vivre sans rémunération ? Pour le financier, cela veut simplement dire que vous ne pourrez pas vous concentrer sur le projet…

4 – Où puis-je trouver de l’argent ?

Cela dépend de la phase dans laquelle se trouve votre entreprise :

5- Combien vaut mon entreprise ?

Répondre à cette question est évidemment complexe. Si vous êtes à la tête d’une entreprise établie : des comparables existent, ainsi que des méthodes de calcul basés sur votre rentabilité, vos actifs et bien sûr sur l’appétit des acheteurs. Des firmes se sont spécialisées dans ce domaine. Nous vous conseillons de prendre contact avec elles. N’hésitez pas à nous contacter pour vous en référer.

Pour une jeune pousse, cela devient plus compliqué. La règle que nous préconisons est simple :

Vous avez une idée : tout le monde a des idées donc cela ne vaut pas grand-chose.

Vous avez une idée et un produit minimum viable : il s’agit du minimum nécessaire afin d’avoir une valeur sur le marché. Cette valorisation va dépendre du potentiel du marché, de la nouveauté que vous offrez et de l’appétit des investisseurs dans votre secteur.

Vous avez une idée, un produit minimum viable, et des premiers clients : votre entreprise intéressera de nombreux investisseurs avec des valorisations pouvant atteindre des dizaines de millions.

Bien sur cette règle est très générale et s’adapte à chacun. N’oubliez jamais que la force d’une entreprise est son équipe… Au cours de nos missions ou nous accompagnons des dirigeants dans le processus d’acquisition de firme, nous valorisons énormément les équipes et les processus et organisation existante au sein de la firme à acquérir.

6 – Cash is king !

Trop souvent, on se concentre sur les revenus comme mesure de performance, mais à quoi servent des revenus s’ils ne sont jamais encaissés ?  Il est donc indispensable de connaître votre structure de coûts et de trésorerie.

Vous devez absolument contrôler votre cash au quotidien !

Il faut mettre en place et suivre des indicateurs simples comme :

  • un cash flow à la semaine,
  • votre burn rate : il mesure la vitesse à laquelle l’entreprise utilise ses liquidités.
  • et votre niveau de recevables.

Nous disons souvent à nos clients : la première source de votre financement c’est de ne pas dépenser l’argent inutilement et de vérifier ces indicateurs.

Conclusion

Les quelques principes évoqués ici sont souvent du bon sens que l’on a souvent tendance à oublier.  

Rappelez-vous toutefois que l’argent ne viendra que si votre projet est de qualité et que surtout vous avez une bonne équipe ! Comme le dit Michael Halimi, CEO de Makor Capital : « l’Entreprise c’est avant tout une chose d’homme, car on a déjà vu des entreprises se monter sans argent, mais on n’en a jamais vu se monter sans homme ».

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